Editions précédentes

Les Géopolitiques, au coeur de l’actualité pour mieux la comprendre


2006 : « Sorties de guerre »

2007 : « Résistances, insurrections, guérillas »
2009 : « Les défis de la prolifération nucléaire »
2010 : « Les enjeux géopolitiques du changement climatique »
2011 : « Puissance d’aujourd’hui et de demain »
2012 : « Un printemps arabe ? »

2013 : «Mondialisations, démondialisation?»

2014 : « L'Asie Pacifique, espace d'échanges et de conflits»

2015 : « Tracer, effacer, traverser : les frontières au XXIe siècle »

2016 : « La Géopolitique du mal : la construction de l'ennemi »


 

 

Les chercheurs reconsidérent depuis quelques années le passage de l'état de guerre à l'état de paix. La sortie de guerre, jadis ritualisée et perçue comme claire, semble aujourd'hui très difficile, notamment dans les conflits inter-étatiques. Ce volume croise les regards sur la nouvelle donne des sorties de guerre, avec des contributions sur le cas irakien ou les processus en cours en Irlande du Nord et en Algérie.

                                                    

Résistances et guérillas sont devenus des mots si usuels dans l'actualité que leur évocation paraîtne pas poser de problème de sens. Et pourtant, la redécouverte par la grande puissance militaireaméricaine du danger de guerres asymétriques contre des résistances nationales ou des guérillasethno-religieuses doit amener une redéfinition de ces concepts. Redéfinition d'autant plusurgente que les guerres sont devenues des guerres du sens et de l'image et l'appellationautoproclamée de " résistance " est plus valorisante que celle, disqualifiante, de " terroriste ".

 

Depuis une dizaine d'années, presque toutes les crises internationales majeures ont en effet une relation proche ou lointaine avec la prolifération des armes nucléaires : tensions indo-pakistanaises, crises iranienne et nord-coréenne qui entraînent la déstabilisation du Moyen-Orient et de l'Asie orientale ou encore raid inattendu de l'aviation israélienne sur une centrale nucléaire syrienne en 2007.

C'est aussi pour affronter cette menace globale que l'administration américaine Bush a lancé depuis 2003 une Initiative de Sécurité contre la Prolifération qui rassemble en 2008 91 Etats.

 

 

L’évolution du climat pourrait en effet provoquer une véritable révolution stratégique à travers le monde. La fonte des glaces et la disparition de la banquise nordique permettraient l’ouverture d’une nouvelle route maritime entre l’Europe et l’Asie ainsi qu’entre l’Amérique et la Russie et l’exploitation facilitée des immenses réserves d’hydrocarbures de Sibérie, ce qui modifierait l’échiquier énergétique. Parallèlement, l’élévation du niveau de la mer pourrait provoquer la disparition d’états insulaires et de bon nombre de mégapoles. Certains de ces changements, d’ores et déjà perceptibles en matière d’alimentation et de mouvements migratoires, ne redéfinissent-ils pas en profondeur les termes des relations internationales ?

 

La puissance se manifeste aujourd’hui sous des formes nouvelles, plurielles et parfois inusitées même si les armes traditionnelles de l'intimidation, du discours pacifique non dénué d'intentions ou à l’inverse la stratégie d’influence (le soft power) demeurent. Si les membres du G8 disposent encore aujourd’hui d’une grande partie de la puissance économique et financière, les pays émergents comme le Brésil, l’Inde ou la Chine y sont progressivement associés dans le nouveau cadre du G20. Or l’analyse des puissances montantes ne peut se faire qu’au prisme de leur vision du monde.